Rencontre régionale de la Chambre de Commerce, d'Industrie et de Services de Sous Massa

La Chambre de Commerce, d’Industrie et de Services de la Région Sous Massa a organisé une rencontre régionale sur le Commerce, le 15 mars 2019, sous le thème : « Développement et mise à niveau du commerce intérieur, responsabilités de nous tous ».



L’organisation de cette rencontre régionale, à laquelle a pris part le Ministre de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie Numérique, Moulay Hafid Elalamy, constitue la première étape dans la série des rencontres qui seront organisées par les CCIS au niveau des 12 régions du Royaume, en vue d’élargir les débats avec l’ensemble des acteurs concernés sur les contraintes et difficultés qui entravent le développement du secteur du commerce ; le but étant de formuler des propositions opérationnelles susceptibles d’enrichir le contenu des stratégies sectorielles portées par le Gouvernement et plus particulièrement, la stratégie du commerce qui actuellement en cours d’élaboration.

Le Ministre Elalamy a souligné que les recommandations et les propositions qui découleront des travaux des rencontres régionales vont enrichir les discutions et les réflexions qui seront menées au niveau national lors du Forum Marocain du Commerce qui se tiendra les 24 et 25 Avril prochain et des assises de la fiscalité qui auront lieu les 3 et 4 mai 2019.

Et d’ajouter que le secteur du commerce est un levier majeur pour la création d’emploi et la croissance économique, d'où la nécessite d’entreprendre une démarche concertée public/privé devant identifier avec les acteurs concernés les moyens nécessaires pour assurer un développement équilibré pour toutes les formes du commerce.

Le commerce est un secteur structurant pour la région Souss-Massa

  • 6ième région économique du Royaume, avec une contribution de 6.5 % à la formation de la richesse nationale ;
  • Le secteur du commerce dans la région contribue à hauteur de 6.9% du PIB national du commerce avec une valeur de 5,3 Milliards de Dhs ;
  • Une région à fort potentiel de développement commercial (position géographique stratégique, développement industriel, relais entre les régions du sud et les autres régions du Maroc,...), caractérisée par une offre commerciale diversifiée (~35000 commerce de proximité, 13 grandes et moyennes surfaces, 180 souks hebdomadaires,).
    Souk El Had : le plus grand marché du Royaume et de l’Afrique s’étalant sur une superficie de 11 Ha, disposant de 3500 points de ventes et plus de 4200 commerçants. Ce marché attire entre 150 000 et 200 000 visiteurs quotidiennement.

Le secteur du commerce est un secteur primordial pour notre pays

  • 2ième employeur au niveau national : plus de 1,49 millions de personnes (13,8% de la population active du Royaume) et 1er employeur au niveau urbain : 1.16 million de personnes (21,4% de la population active) ;
  • 3ième contributeur au PIB national (8%) avec une valeur ajoutée de 84,3 milliards de dirhams – 2017 ;
  • Le secteur du commerce est en mutation constante afin de répondre aux besoins des consommateurs, il connaît l’émergence de nouveaux modes de distribution (grandes et moyennes surfaces, réseaux de franchise, centres commerciaux, etc…) ;
  • Néanmoins, le petit commerce de proximité demeure incontournable (plus de 80% du secteur en terme de points de vente, le consommateur marocain reste attaché à ce mode de commerce mais souhaite sa modernisation, …) ;
  • Le secteur commercial a besoin aujourd’hui et plus que jamais d’une mobilisation et adhésion de tous les partenaires publics et privés pour accompagner son développement d’une manière équilibrée et adaptée aux besoins des consommateurs.

Le commerçant acteur incontournable dans la structure socio-économique

  • Le petit commerce de proximité occupe une place importante dans l’économie nationale compte tenu de sa participation à la création d’emplois et de richesses. Ce mode de commerce, économiquement et socialement ancré à l’identité nationale, recèle d’innombrables atouts et est fortement apprécié chez le citoyen marocain (la proximité, les facilités de paiement accordées au client à travers le carnet de crédit, les horaires d’ouvertures adaptés, le contact personnalisé, etc...).
  • Ce segment est caractérisé par une grande fragilité de ses acteurs, il subit la pression concurrentielle à la fois des nouveaux modes de commerce (grande et moyenne surface, réseaux de franchise, e-commerce, etc …) et des commerçants ambulants. Cette situation est accentuée par son modèle économique basé sur des pratiques managériales traditionnelles et peu productives et sur un approvisionnement non optimisé.
  • Il est nécessaire que le commerçant se modernise, se développe et s’informatise parce que sa survie en dépend entièrement face à la concurrence de la grande distribution et du commerce ambulant. Ce ministère est conscient et se veut de l’accompagner doucement, le faire évoluer sereinement, d’une façon structurée et en concertation continue avec les différents partenaires.

Le Forum Marocain du Commerce sera un espace de débat, de concertation et d’inclusion de l’ensemble des acteurs

  • Une plus grande concertation privé-public : secteur privé, élus, société civile devront s’allier dans un véritable partenariat avec l’Etat, car ce secteur :
    • Est très transverse (consommateurs, professionnels, élus, plusieurs départements ministériels, CCIS, collectivités territoriales, etc …) ;
    • Concerne des acteurs très nombreux, très hétérogènes et à travers toutes les régions du Maroc.
  • Des débats et échanges entre l’ensemble des intervenants du secteur en vue d’identifier les ingrédients essentiels du développement équilibré de toutes les formes du commerce et d’anticiper les mutations du secteur notamment, l’accompagnement des acteurs et la formation.
  • Une vision partagée, claire et pragmatique pour hausser la compétitivité de ce secteur au même niveau de croissance que les autres secteurs économiques et d’assurer son articulation avec les autres stratégies sectorielles, et ce dans la perspective d’enrichir le contenu de la Stratégie nationale du commerce qui en cours d’élaboration.